Perdu dans ses souvenirs si plaisant, il mit quelques secondes avant de revenir à la réalité.
Un vent frais lui caressait le visage. Un vent chargé de sel et de sable. Il aimait cette odeur, celle de la mer. Maintenant qu'il y repensait, cela lui rappelait son enfance, à attendre son père au port pendant qu'il partait vendre à prix d'or le surplus de ses récoltes aux Îles Libres.
Haut dans le ciel, les mouettes berçaient les alentours de leurs chants si disgracieux mais tellement reposant en ce jour.
Assi sur un rocher, face à la plage, Térédius profitait de cet instant de paix. Le seul depuis bien longtemps. Le soleil n'allait plus tarder à se coucher. Le ciel, teinté de rose, rendait le paysage idyllique, plongeant le spectateur dans une longue contemplation, le calmant étrangement. Depuis combien d'année n'avait-il pas prit le temps de contempler la nature qui l'entourait ?
Son enfant allait bientôt naître, après six ans de mariage. À cette idée, il se sentit heureux. Il avait hâte qu'il grandisse, afin de lui faire découvrir les joies de marcher pieds nus dans l'herbe fraîche par une belle matinée d'été. Il lui apprendrait à nager, à pêcher, à monter à cheval pour parcourir à toute vitesse les champs environnant leur maison. Ou tout simplement, ils se baladeraient en forêt, en famille, en fin d'après-midi, pour pouvoir observer les animaux allant manger. Il lui apprendrait à respecter la nature qui l'entourait, pour pouvoir profiter de sa beauté tout le long de sa vie.
Oui, il passerait autant de temps qu'il lui serait possible avec son enfant pour le voir grandir. Il en profiterait également pour passer plus de temps auprès d'Alanae, la prunelle de ses yeux, la seule personne qui le comprenait réellement. Lui qui avant ne se sentait à l'aise qu'au milieu des siens, regrettait à présent d'être si souvent loin d'elle.
Par jeu, il chercha ce qu'elle pouvait bien être en train de faire.
À cette heure, elle devait sûrement terminer de vérifier le potager, où alors, elle préparait avec soin une de ces succulentes recettes dont elle seule avait le secret. À moins que...
Non. Elle devait être avec Dahlia, sa jument. Il était sûr qu'elle lui avait désobéit. Malgré son état, elle était surement allée la voir, elle l'adorait. Quand il n'était pas là, elle passait son temps libre à ses côtés pour ne plus être seule... pour oublier son angoisse, sa peur...
La réalité le rattrapa implacablement, lui nouant la gorge... Il réalisa qu'elle devait pleurer en sa compagnie... Elle devait sûrement le haïr, lui, de ne pas être à ses côtés si proche de la naissance de leur premier enfant... Elle avait été si heureuse en lui annonçant qu'elle était enceinte. Ils l'avaient tellement désiré. Et lui allait tout gâcher...
Qu'il se haïssait de la décevoir à un moment pareil... Ils auraient dû être ensembles pour savourer ce moment, il le lui avait promis.
Mais lui était là, à des centaines de lieux de sa maison, au bord de cette plage à attendre une mort certaine. Quel drôle d'endroit pour mourir... Il ne verrait jamais son enfant. Une fille assurait la sage-femme. Elle gigotait beaucoup trop pour être un garçon d'après-elle.
Mais aujourd'hui, il devait mourir sur cette plage, au côté de tous ses frères d'armes... Il ne le regrettait pas. Il faisait ça pour la protéger. Mais qui allait s'occuper d'elle à présent ? Il l'avait abandonnée, la laissant seule pour élever leur futur enfant...
Pour la première fois, au moment de partir, il lui avait mentit. Il lui avait promis de revenir vivant. Il s'en voulait. Il n'avait pas eu le courage de lui dire la vérité, même s'il était conscient qu'elle n'était pas dupe...
Elle devait le prendre pour un lâche, mais il avait tellement désiré là voir sourire une dernière fois... Il avait désiré garder cette image d'elle, rayonnante de joie... Il avait toujours aimé chez elle ce sourire innocent, presque mutin.
Il passa une main sous son surcot et attrapa la mèche de cheveux qu'elle lui avait offerte à son départ, pour qu'il ne l'oubli pas et qu'il se sente moins seul. Il l'avait attaché à une lanière en cuir pour ne pas la perdre et ainsi pouvoir toujours la garder sur lui. Leur douceur lui rappela les caresses qu'elle lui avait prodiguées lors de leur première nuit. Elle avait été si douce.
Des deux, il avait été celui qui avait eu le plus peur. Lui, la brute. Le soldat tuant sans vergogne les ennemis du Royaume, avait eu peur pour la première fois. Peur de lui faire mal, malgré toutes ses précautions. Il se souvenait de la tristesse qui l'avait assailli quand il l'avait vu pleurer. Jamais de sa vie il n'avait autant prit conscience de sa sauvagerie qu'à ce moment là. Honteux, il lui avait demandé pardon de l'avoir tant fait souffrir.
Mais elle ne lui en avait pas voulu. Pour le rassurer, elle lui avait tendrement caressé le visage avant de l'embrasser. Tout cela, jamais il ne l'oubliera, même aujourd'hui, le jour de sa mort.
Quelques larmes s'écoulèrent le long de ses joues, se mêlant aux embruns envoyés par la mer. Elle lui manquait terriblement.
Qu'il avait bien fait d'acheter cette maison, en sûreté derrière la protection de Cerollin. Là au moins, elle était en sécurité et elle le serait toujours. Du moins il l'espérait...
- Capitaine. L'ennemi se prépare à débarquer.
Quittant des yeux les nuages légèrement rosées qui avaient bercée ses pensées, il baissa son regard sur la plage tout en essuyant ses larmes.
Ce qu'il y découvrit provoqua en lui un élan de colère tel qu'il n'en avait jamais connu. Comme il l'avait prévu, ils avaient choisit ce lieu pour faire débarquer le gros de la flotte. À perte de vue, les navires attendaient, se préparant à déverser leurs immondes troupes...
Il se releva calmement, replaçant la mèche de cheveux sous son surcot, en sécurité. Il quitta ensuite son rocher pour retrouver la terre ferme. Il ramassa son casque posé à ses côtés et le plaça sur son crâne. Il se saisit ensuite de son bouclier et délogea sa lance du sol avant de se retourner face aux soldats qui attendaient patiemment.
- Légionnaires, en formation serré. Aucun d'entres-eux ne doivent pouvoir franchir le rempart de bouclier que vous créerez !
Sans un mot, les légionnaires abandonnèrent leurs pensées et avancèrent aux côtés de leur chef, formant un mur compact de corps et de boucliers, fermant ainsi la brèche dans la falaise permettant de pénétrer au sein du Royaume de Derdahine. Huit rangées seulement de Légionnaires formaient la première ligne de défense dont les trois dernières, exclusivement composées d'archers, serviraient à harceler l'avancée de l'ennemi.
Un peu plus loin, derrière la Légion, se trouvait le gros des troupes de l'Alliance, défendant le sommet et attendant patiemment.
Devant, trois-cents cavaliers Elfiques se préparaient à monter à l'assaut. Ils seraient les premiers à attaquer et les premiers à se replier.
Térédius s'avança de quelques pas, contemplant les navires approchant des berges. Ils allaient tous mourir, tel était leur devoir.
Il se retourna et fit face à ses soldats. Il était fier d'eux. Tous étaient conscients de ce qui allait se passer. Pourtant, ils l'avaient suivis sans hésiter, prêt à donner leurs vies pour protéger ceux qui leurs étaient chers, que ce soit une femme, une fille, une mère, une s½ur...
Il planta sa lance dans le sol et retira son casque.
- Soldat de la Légion Éternelle. L'heure est venue pour nous de prouver notre valeur. De montrer aux armées de Khaos que nous ne reculerons jamais face à eux ! Que nous mourrons tous jusqu'au dernier pour défendre et protéger ceux qui nous sont chers !
» Notre Roi Eriandre nous a envoyé mourir loin des nôtres, mais sachez qu'ils ne nous oublierons jamais...
» Je vous demande de vendre chèrement votre peau ! De les Saigner à blanc. Qu'eux aussi, jamais ne puissent nous oublier !
» Légionnaires, êtes-vous avec moi ?
Un cri retentissant se fit entendre en réponse à leur chef. Tous avaient approuvé avec rage ses paroles.
Derrière, les soldats de l'Alliance avaient regardés, silencieux. Morose...
Térédius remis son casque et observa une dernière fois les navires ennemis. Ils commençaient à débarquer... Le temps était venu...
Alors qu'il reprenait sa place dans les rangs, les cavaliers Elfique s'élancèrent au plus près des ennemis. Arrivé à quelques toises, ils commencèrent à les harceler de flèches, les désorganisant complètement.
Mais cela ne servit qu'à les ralentir. Toujours plus de navire arrivaient, déversant des flots innombrables de soldats armés jusqu'aux dents.
Les cavaliers n'eurent bientôt plus de flèches et décidèrent de charger les soldats venant à peine de débarquer, sans leurs laisser le temps de s'organiser. Mais pendant qu'ils attaquaient d'un côté, d'autres s'organisèrent et tentèrent de les prendre en tenaille de l'autre.
- Sortez de là ! Vous allez être pris au piège ! Mais sortez !
Térédius eut beau hurler, les Elfes ne semblèrent pas entendre, si bien que rapidement, ils furent encerclés. S'engagea alors un combat au corps à corps d'une extrême violence. Au milieu de ce carnage, il n'arriva plus à discerner les Elfes à l'armure blanche. Il ne voyait plus que du noir et du rouge... Et toujours plus d'ennemis arrivaient sur la plage...
Soudain, une vingtaine de cavaliers et de piétons arrivèrent à sortir de cette masse compacte. Recouverts de sang, ils se replièrent précipitamment vers eux.
Térédius ordonna d'ouvrir un passage dans les rangs afin qu'ils puissent se mettre à l'abri.
Cependant, seuls les cavaliers eurent la chance de revenir vivant. Les malheureux à pieds furent tous rattrapés et sauvagement massacrés.
- Reformez les rangs, et préparez-vous ! C'est bientôt notre tour.
Effectivement, l'armée de Khaos, une fois réorganisée et fin prête à lancer l'assaut, avança lentement vers la Légion. Les premières lignes étaient principalement formées d'Elfes Noirs, faisant bouillir le sang de Térédius.
- Achevez-moi en premier ses infâmes traîtres ! Je ne veux pas qu'il en reste un seul de vivant à la fin de la bataille ! Ils sont peut-être les seigneurs sur mer, mais sur terre, nous sommes les seuls à décider qui va mourir !
» Archers, tirez !
Les premières flèches furent aussitôt lancées, tuant de nombreux soldats des premières lignes ennemis qui commencèrent à charger.
- Soldat, baissez vos lances. Pas de quartier !
L'ordre fut exécuté sans tarder.
Térédius attendit l'impact. Comme à son habitude, il redoutait ce moment. Le court instant séparant la charge du contact avec l'ennemi. Pendant ce laps de temps, il ne pouvait rien faire, laissant trop de temps à l'esprit pour se distraire. Pour tromper l'ennui, il raffermit sa prise sur la lance et assura ses appuis, afin de pouvoir supporter l'impact qu'il allait bientôt recevoir. Malgré cela, il ne put s'empêcher d'avoir une dernière pensée pour Alanae et son magnifique sourire...
Il rejeta cette image au moment même où la première ligne ennemi se jetait contre leurs boucliers. Ils reculèrent tous de plusieurs pouces mais ne cédèrent pas. De nombreux légionnaires furent obligés de déloger leurs lances des cadavres alors que Térédius, par réflexe, enfonçait déjà profondément la sienne dans la poitrine d'un Keltan. Sans perdre de temps, il la dégagea d'un coup sec pour aussitôt la replanter dans le corps d'un autre adversaire. Le légionnaire derrière lui, en faisait tout autant, prenant soin de tuer tous ceux qui arrivaient trop près.
Tout allait très vite, trop vite. Il y avait tellement de monde, que le corps à corps devint inévitable. La première ligne abandonna rapidement la lance au profit de l'épée, beaucoup plus maniable au cops à corps. Le sable sur lequel ils se battaient depuis le début ne pu bientôt plus absorber tout le sang versé en grande quantité, ennemi principalement.
Protégé derrière leurs boucliers, les légionnaires tenaient bon, provoquant de très lourdes pertes chez les soldats de Khaos. Pourtant, ils revenaient toujours plus nombreux, ne leur laissant pas le moindre répit. Et déjà, d'inquiétantes apparitions approchaient...
Des Garlocks adultes avançaient lentement. En plus de mesurer près de deux toises de haut, ces immondes créatures à la peau grise comme la pierre, étaient capables – d'après les légendes – de broyer d'une seule main un soldat en armure intégrale...
Les armes traditionnelles ne pouvaient rien contre eux. L'ensemble de leurs membres ainsi que leur visage étaient longés par des cornes les protégeant des coups. Leurs bustes étaient quant à eux, protégés par une épaisse carapace.
Heureusement, ils avaient de quoi lutter, du moins pendant un temps...
- Signal !
À peine l'ordre lancé, un flèche enflammée fusa dans les airs. Quelques secondes plus tard, un rugissement retentit, prévenant l'arrivée imminente des Dragons qui étaient jusque là resté caché.
Alors que les Garlocks approchaient dangereusement, les Dragons les rejoignirent et passèrent à l'action. Au cri de Térédius, tous les légionnaires s'agenouillèrent. La première ligne de soldats resserra ses boucliers devant elle alors que toutes les autres redressaient les boucliers au dessus de leurs têtes sans oublier de protéger la première rangée.
Une fois que ce fut fait, les Dragons crachèrent de puissantes gerbes de feu, dévastant les rangs ennemis sans aucune pitié. Seul les Garlocks résistèrent à ce torrent de feu et continuèrent même à avancer.
Quant aux légionnaires, bien que protégés, ils ressentirent la chaleur étouffante des flammes léchant leurs boucliers à maintes reprise.
Une fois que le champ de bataille fut libéré de la masse grouillante d'ennemis, plusieurs Dragons Noirs se posèrent au sol et se réunirent afin d'invoquer une prison de pierre qui sortit de terre, emprisonnant une grande partie des Garlocks. Deux Dragons Argenté survolèrent ensuite la prison et la firent exploser avec de puissants éclairs, tuant ainsi pour de bon les nombreux Garlocks enfermés.
Térédius poussa légèrement son bouclier pour observer le champ de bataille. En apercevant les rangs ennemis totalement désorganisé par l'attaque, il décida de tenter le tout pour le tout.
- Tout le monde en formation ! Les trois premières lignes, avec moi !
Alors que la quatrième ligne s'alignait en formation serré, Térédius s'élança, tailladant tous les ennemis sur son chemin, profitant de l'effet de surprise pour tuer le plus d'adversaire possible avant qu'ils ne puissent se réorganiser.
Les centaines de corps calcinés rendaient l'avancé périlleuse, manquant de vous faire trébucher, ou pire, tomber alors que vous étiez face à un adversaire. Mais les légionnaires progressaient rapidement, massacrant inexorablement tous ceux qui se trouvaient sur leur passage.
Cependant, alors qu'ils venaient de parcourir une trentaine de toises, plusieurs cris de sinistres augures retentirent au dessus de l'océan. Tous s'arrêtèrent et relevèrent la tête, inquiets.
Ce qu'ils y découvrirent les horrifièrent. Une centaine de Schverks approchaient avec rapidité. Les Dragons ne tiendraient pas longtemps face à eux, ils étaient à peine quarante, sans compter que les sombres créatures faisaient presque leur double.
- REPLIS !
Tous les légionnaires se hâtèrent de rejoindre le reste des troupes et de reformer les rangs au plus vite.
Alors qu'ils terminaient de se replacer en ordre de combat, ramassant les lances tombés au sol ça et là, les premiers Schverks s'élancèrent sur les Dragons. Des éclairs fusèrent de toutes parts dans le ciel, lancés par les Dragons Argentés afin de tenter de repousser les Schverks, mais malheureusement, cela n'eu que peu d'effet sur eux.
Les troupes de Khaos profitèrent de se répit bienvenus pour se réorganiser. Une fois prêt, ils repassèrent à l'attaque, les Garlocks en tête.
Térédius réalisa qu'ils n'avaient plus aucunes chances. Les Garlocks ne pouvaient êtres vaincu par eux. Ne désirant pas faire massacrer ses légionnaires inutilement, il eut une idée. Ce qu'il fallait faire, c'était avant tout de tuer le plus d'ennemi possible pendant que d'autres empêcheraient les Garlocks de passer... Ils allaient tous mourir de toute façon, autant que cela soit en se battant avec honneur.
- Première et deuxième lignes, tenez bon ! Les autres, contournez les Garlocks et tuez tout ce qui sera à votre porté !
Alors que les Garlocks passaient à l'attaque, les ordres furent exécutés. Un cri général fut lancé par les légionnaires pour se donner du courage avant d'affronter la mort.
Un Garlock s'approcha de lui, le regard noir, tentant de le balayer d'un coup de massue. Térédius se baissa et l'évita de justesse alors qu'il entendait les os du légionnaire à ses côtés se briser dans un craquement sinistre.
En se redressant, il ne pu malheureusement esquiver les longues griffes effilées du monstre qui le fauchèrent comme s'il n'était qu'une poupée de chiffon. Il fut violemment projeté au sol. Le choc lui coupa le souffle alors que son casque roulait à ses côtés, révélant une longue balafre saignant abondamment sur la joue gauche.
Sonné, il mit quelques secondes à se relever, le souffle court, permettant au Garlock de l'approcher sans difficulté. Au dernier moment, il bloqua un puissant coup de massue avec son bouclier. Le choc brutal l'obligea à poser un genou à terre alors que son bouclier volait en éclats. En se relevant, le bras douloureux, il distingua au dessus d'eux le corps sans vie d'un Dragon chuter du ciel.
Alors que le Garlock s'apprêtait à l'achever, il recula précipitamment et évita de justesse le cadavre qui écrasa le monstre. Cependant, cela n'avait pas été suffisant pour le tuer...
Le souffle court, il s'avança précautionneusement du Garlock alors que celui-ci réussissait lentement à s'extraire de sous le Dragon. Lentement, il continuait de s'approcher en tentant de ne pas se faire repérer par la créature.
À présent, le Garlock rampait laborieusement, incapable de se relever seul. Il criait en rejetant la tête de tous côtés, comme s'il appelait à l'aide.
À quelques pas seulement de lui, la créature le remarqua et hurla de rage en gesticulant dans tous le sens, essayant de se relever, en vain.
Rassuré de voir qu'il en était incapable, Térédius enleva calmement une lance planté dans un cadavre et refit face au Garlock. Il massa son bras douloureux et se concentra en contrôlant sa respiration. Puis, quand le Garlock hurla en sa direction, il envoya avec précision la lance dans la bouche béante de la créature.
À sa grande surprise, bien qu'elle pénétra de quelques empans elle ne le tua pas. Désireux de vite en finir, il s'élança et enfonça plus profondément encore la hampe dans la gorge du Garlock qui fut brusquement prit de violents soubresauts, l'envoyant une fois de plus au sol.
Dans le ciel, il ne voyait plus aucune trace de Dragons, ils étaient déjà tous mort. Les Schverks avaient à présent tout loisir de s'en prendre à ses valeureux soldats, les massacrants les uns après les autres.
En se relevant, il constata avec appréhension qu'il venait d'attirer le regard acéré de l'un d'entre eux.
Il dégaina et l'attendit de pied ferme. Une fois la créature à sa hauteur, il lui asséna un violent coup d'épée sur la gueule. La lame s'enfonça profondément dans ses chairs avant de se briser en plusieurs morceaux au contact des os.
Le Schverks blessé envoya un coup de patte lui lacérant profondément le corps. Il sentit plusieurs de ses os se briser sous la force de l'impact. Alors qu'il ne bougeait plus, le Schverk l'observa avant de repartir, le laissant pour mort.
Allongé au sol, incapable de se relever, la respiration difficile, Térédius regarda autour de lui. Tous ses légionnaires se battaient avec hargne, faisant tout pour tuer le plus d'ennemi possible avant de périr à leur tour. Avec une pointe de fierté, il remarqua qu'ils avaient réussit à tuer plusieurs Schverks.
Pourtant, une profonde tristesse l'envahit en découvrant qu'il ne voyait quasiment plus aucun de ses soldats...
Il cracha le sang lui emplissant la bouche et leva les yeux au ciel. Il faisait presque nuit à présent... Le ciel quasiment noir, masquait encore les étoiles, à son grand regret.
Il voulut inspirer une puissante goulée d'air, pour se calmer, mais cela ne sentait plus le parfum iodée si agréable de la mer. Seul un relent nauséabond de sang et de mort emplissait l'atmosphère... Tout ce qu'il connaissait, qu'il appréciait, était en train de disparaître...
Autour de lui, même le chant des mouettes avait cessé pour faire place aux cris des Schverks et de leurs victimes... Que leur chant lui manquait à présent... Il le trouvait soudain si mélodieux...
Son bras droit étant cassé, il tenta d'attraper la fine lanière de cuir sous son surcot du bras gauche. Avec difficulté, il la retira et l'arracha.
Il amena la mèche de cheveux devant ses yeux et la contempla une dernière fois. Il avait l'impression de la voir, elle. Elle lui souriait, lui tendait la main pour le ramener chez lui... Que ses cheveux étaient beaux. Qu'ils étaient doux... Il les respira pour se souvenir de leur si doux parfum une dernière fois. Il n'avait plus à hésiter, il devait la rejoindre. Il en avait tant envie. Dans un soupir, il tendit sa main afin d'attraper la sienne. Ses doigts était si délicats... Son sourire illuminait son visage, elle ne lui en voulait pas...
Alors qu'il s'envolait à ses côtés, l'image fugace d'une chambre lui apparu, révélant l'être aimé se réveiller en sursaut dans un cri de terreur sans fin...
Alors, qu'en pensez-vous ??? Si vous avez des remarques ou des conseils, je suis preneur, comme d'hab (et je ne mords personne, je vous donnes ma parole !!! ^_^)
Sinon, je suis désolé Hellgirl, mais ce n'est pas du tout ça le prénom ^_^
Azean c'est l'Elfe qui est partit aux remparts d'Ebnissia ^_^
Celui dont tu parles, c'est Girald avec son aigle Prima !!
Et dis moi, tu pensais réellement que j'allais te répondre ??? ^_^ (et oui je me souviens du pari, ne t'inquiète pas ^_^ D'ailleurs, on pari quoi ???)
Mais non je ne suis pas cannibale voyons, n'ai pas peur Hellgirl... Tu peux approcher sans crainte ^_^
Et comment as-tu trouvée ce passage ??? (eh eh, tu as réussit une première fois à contourner la réponse, tu ne le peux plus, tu es coincée ^_^)
Eh ben, je crains le pire tout d'un coup.... Dis-moi, il y a du monde que l'on connais dans cette bataille ???....
Moi faire des fautes d'orth ??? NON !!!! Tu as du te tromper Hellgirl, je t'assure ^_^ (bon par contre pour le reste je devrai me relire ^_^ (pour l'orth aussi d'ailleurs ^_^))
Oula, ça donne une autre version de la fin tout ça si je me réfère à mon passage ^_^ (d'ailleurs, j'ai imaginé une autre version possible de la fin de ton histoire pas triste aussi -_-" mais bon, je me réfère un peu trop à ma propre histoire en même temps...) M'étonnerais pas de toi que tout ce termine en immense boucherie... Perso, c'est pas le genre le fin que j'aimerai lire... mais à écrire... ça c'est une autre histoire ^_^ (Sachant que je déteste tout ce qui est traitre et compagnie... et la première idée que j'ai eut quand j'ai fait la nouvelle version de mon histoire, c'était une trahison -_-")